Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l’activité de notre site. Espérons que ses auteurs sauront le reprendre pour lui donner le supplément de punch nécessaire ! Il suffirait probablement de peu pour que le spectacle, sans gagner en pertinence, gagne en force de conviction. Il regrettait après le spectacle de n’avoir pas eu davantage de répétitions, mais des musiciens de la petite harmonie lui disaient le plaisir qu’ils avaient eu à travailler avec lui.
Le spectateur aura donc passé une bonne soirée, il aura ri de bon cœur, l’œuvre s’y prête volontiers, mais ne ressortira guère nourri de la représentation. L’orchestre de l’Opéra national de Lorraine, sans être un phalange de tout premier plan, a bénéficié du travail en profondeur fourni par le chef. On soulignera l’excellente prestation de Alessio Arduini dans le rôle de Dandini, virtuose, très musical et fort attachant dans son jeu de scène. Vocalement un peu en retrait des autres chanteurs, Gyula Nagy en Don Magnifico, compense par un jeu de scène fort drôle, dégoulinant de vulgarité et de veulerie.
Chefkoch Check
Alessandro Corbelli, habituédu rôle de Dandini (nous l’avons notamment entendu à Parisau Palais Garnier aux côtés de Joyce Di Donato), est cettefois Don Magnifico, d’un comique irrésistible et toujours aussibien chantant (il m’a apparu notablement plus fatigué dans le récentCoside Garnier).
Knusprige Flammkuchentaschen Mit Feta Und Spinat Aus Dem Airfryer
- Est-ce pour cela que le plateau peine à convaincre, bien que plusieurs des participants aient déjà interprété leur rôle ?
- Je renvoie à la brillante chronique de ma consoeur pour ce qui est de la description du spectacle, de ses nombreuses références cinématographique ou télévisuelles, son univers gentiment gothique, avec force recours aux crânes et aux squelettes, son esthétique décalée qui nous ramène trente ans en arrière au temps des premiers films de Tim Burton.
- Littéralement dopés par une battue énergique d’un chef qui semble se délecter comme jamais du festin qu’il a composé, tout le plateau est survitaminé et en pleine possession de ses moyens.
- Ni déhanchements ni désordre, mais un mouvement collectif comme on pourrait en voir dans une revue qui s’accorde à la situation, une belle contribution au spectacle.
Là aussi, rien ne manque, ni le débit étourdissant – le fameux canto sillabico propre à l’opéra buffa –, ni la verve, ni l’usage de la couleur – l’intention derrière la note –, ni l’intelligence des effets. Y triomphe en même temps que la bonté, Vasilisa Berzhanskaya dans le rôle-titre. Mise en scèneGuillaume GallienneDécorsÉric RufCostumesOlivier BériotLumièresBertrand CoudercChorégraphieGlysleïn Lefever Un régal pour les yeux et les oreilles qui a suscité un vif enthousiasme des jeunes auditeurs, hilares et heureux. Les duos de Sara Gouzy et Laurène Paterno qui incarnent les deux horribles sœurs (respectivement Tisbe et Clorinda) sont délectables et aussi ravissants que leurs personnages sont cruels.
Rossini, La Cenerentola (cast B) – Toulouse
Cette architecture, Alberto Zedda la voyait comme un des témoignages les plus indiscutables du génie du compositeur qui, a 25 ans, maîtrise magistralement les tempi, les suspendant ou les accélérant selon les situations, avec une économie de moyens qui ébahit tant elle produit d’effets sur l’auditeur. Leur duo, faut-il le redire, est d’une drôlerie totalement séduisante. Si nous avons manqué son premier air, où sans s’en rendre compte le personnage expose sa balourdise satisfaite, celui du deuxième acte comble parce que la diction est parfaite, le chant syllabé est d’une clarté impeccable, la rapidité labiale intacte et la composition scénique toujours aussi impressionnante, d’une expressivité efficace qui évite les surcharges. La voix sonne bien, sans excès de puissance, mais est-elle la basse noble que nous aimons ? Ni déhanchements ni désordre, mais un mouvement collectif comme on pourrait en voir dans une revue qui s’accorde à la situation, une belle contribution au spectacle.
Rossini, La Cenerentola — Toulon
Et pour finir, le timbre particulièrement sombre de Maria Kataeva confère d’emblée gravité et sérieux à son personnage d’Angelina, une Cendrillon qui triomphe parce qu’elle choisit la bonté comme le veut Rossini, mais qui est avant tout une maîtresse femme suffisamment intelligente et patiente pour arriver à ses fins et ne pas se laisser marcher sur les pieds. Visiblement à l’aise, le jeune homme se montre généreux de bout en bout dans des vocalises vaillantes, acrobatiques et d’une insolente projection qui semble ne pas connaître de limites. En vif contraste, le timbre clair et lumineux du ténor Levy Sekgapane fait merveille en prince Don Ramiro. Littéralement dopés par une battue énergique d’un chef qui semble se délecter comme jamais du festin qu’il a composé, tout le plateau est survitaminé et en pleine possession de ses moyens. Toute l’énergie, l’inventivité, la beauté des airs et l’intelligence de l’œuvre de Rossini se trouvent ici servis avec évidence et conviction. Mise en scèneVincent HuguetLumièresChristophe ForeyDécorsPierre YovanovitchCostumesCharles de VilmorinMobilierThéâtre de Bâle
Outre qu’on peut en douter, leur spectacle n’en fait pas la démonstration. De nos jours, aux nombre de ceux-ci s’est ajouté le metteur en scène. Son inventivité se donne libre cours, sans autres limites que celles des interprètes.
Rossini, La Cenerentola – Baden-baden
L’abondance d’éléments visuels n’aide pas à focaliser l’attention du spectateur, fort sollicité, et ne remplace pas une proposition forte qui donnerait un sens à l’œuvre. Faute d’une dramaturgie un peu structurée, Murgia se contente de mettre en scène la narration du spectacle, brillamment certes, mais d’une façon fort littérale et finalement convenue, sans en éclairer le sens. Mise en scèneFabrice MurgiaScénographieVincent LemaireCostumesClara Peluffo ValentiniVidéo et LumièresEmily Brassier, Giacinto CaponioAssistanat à la mise en scèneGaëlle SwannCadreursViolette Martin, Théo Martin
Tel n’est le cas de La Cenerentola mise en scène par Guillaume Gallienne. Sur le plateau, les jeunes chanteurs s’en donnent à cœur joie, fiers de participer à cette transmission nécessaire aux plus jeunes. Les décors et costumes chatoyants, robes rose bonbon, jaune poussin, caleçons longs et chaussettes dans la même gamme chromatique soulignaient, avec quelques gags bien nourris, la dimension pétillante de l’œuvre que la direction d’Alphonse Cemin faisait ressortir à chaque accord.
Maria-josé Siri : « Aida Reste Un Rôle Inépuisable »
Mais il y a tout de même dans ce spectacle quelque chose qui ne prend pas, qui empêche qu’on entre complètement dans le scénario et fait qu’on en observe les ficelles plutôt que d’y adhérer sans réserve. Esthétiquement, c’est d’un mauvais goût et d’une vulgarité assumés, juste pour faire rire. Je renvoie à la brillante chronique de ma consoeur pour ce qui est de la description du spectacle, de ses nombreuses références cinématographique ou télévisuelles, son univers gentiment gothique, avec force recours aux crânes et aux squelettes, son esthétique décalée qui nous ramène trente ans en arrière au temps des premiers films de Tim Burton. Orchestre de l’Opéra national de LorraineDirection musicaleGiulio CilonaAssistanat à la direction musicaleSilvina Peruglia Nogues Dans la fosse, un chef applaudi par les chanteurs, José Miguel Pérez-Sierra, qui après son exploit de la veille dans Pierre de Médicis, reprend la routine en dirigeant sa quatrième Cenerentola.
Quand des sonorités sont nasales, quand les notes périlleuses sont émises à l’arraché, d’autres prudemment transposées, quand l’agilité s’essouffle, quand le chant syllabique s’escamote, quand la voix est grossie pour faire un effet, doit-on approuver ? Mais faut-il se satisfaire d’entendre chanter Rossini sans éprouver l’ivresse que donnerait l’illusion de la facilité, partie intégrante du bel canto ? Rossini lâche la bride à son ironie pour camper au bout de sa plume des personnages dont certains sont des marionnettes, Angelina exceptée.
Le chœur, uniquement masculin, tend à abuser des décibels mais Enrique Mazzola possède un sens aigu du théâtre qui s’accomplit dans ce répertoire. Charmantes mieux que méchantes, Tisbe (Maria Warenberg) et Clorinda (Llanah Lobel-Torres) déposent sur les ensembles les teintes vives de deux voix bien appariées. Même si moins rompu aux arcanes du chant rossinien, le reste de la distribution présente un horizon prometteur. L’élégance aristocratique révèle le prince sous le déguisement du valet.
Rossini, La Cenerentola – Bad Wildbad
Est-ce pour cela que le plateau peine à convaincre, bien que plusieurs des participants aient déjà interprété leur rôle ? Quant au baron et à Alidoro, le complet du premier ne reflète pas ses prétentions ridicules, et la simplicité informelle du deuxième, quand il a déposé son frac dépenaillé de musicien https://pbase.com/hazcasino/image/176311080 des rues, n’invite pas au respect, jusqu’à ce que son uniforme d’aviateur – ali d’oro – lui donne un peu de prestance. La tenue de joueur de polo endossée par le prince et sa suite ne sied pas à tous, et d’abord au prince lui-même. Quant aux costumes, signés eux aussi Clarac et Deloeuil, si leur rôle est d’exprimer le côté social, ils ne caractérisent pas nettement les protagonistes. A la fin de l’ouverture, le rideau noir qui servait de fond à l’étalage de linge étendu dévoile en disparaissant une structure cubique centrale, pouvant tourner sur elle-même et dont les côtés peuvent se déployer, révélant ainsi les différents lieux prévus par le livret. De même ils ne veulent pas voir Clorinda et Tisbe comme des « chipies hystériques et caricaturales » mais comme « deux jeunes femmes sincèrement hantées par la peur du déclassement ».
Il est le substitut, dans le subterfuge destiné à permettre au prince de s’informer sur la vertueuse personne qui, selon Alidoro, vit dans cette maison, de Don Ramiro. Le rôle est codifié et d’un interprète à l’autre on retrouve la même gamme de mimiques ou de grimaces, l’important étant qu’elles tombent à pic, et c’est le cas. Les affubler d’une perruque blonde pour paraître au bal du prince est une bonne idée, qui explicite leurs modèles et trahit leur fausseté.
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